Pourquoi sept ans de plus?
Le commun des mortels sait que le mandat des sept ans à venir, reviendra encore à SASSOU car, vu la manière avec laquelle l’homme a tissé sa toile, on peut avouer sans craindre de se tromper que la messe est déjà dite.
Cependant, on peut se demander si de son espoir ou plutôt de l’espérance nous arriverons enfin à la prospérité? Ne mourrons nous pas de faim comme quelqu’un qui vit d’espoir?
Pour répondre à ces deux questions, il suffit de se pencher sur la fameuse nouvelle espérance de SASSOU qui pendant sept ans a fait couler tant d’encre et salive. L’analyse du deuxième point de ce programme intitulé “un cadre politique et institutionnel viable et stable” permet de conclure que le bilan des sept ans n’est glorieux.
Sur les cinq axes qui composent ce point, nous ne nous intéresserons qu’à quatre pour montrer à quel point le cynisme de SASSOU a atteint son apogée.
Dans le premier axe lié à l’assainissement de l’espace politique, il faut être aveugle pour ne pas voir que SASSOU-NGUESSO refuse tout dialogue avec l’opposition.
La loi sur les partis politiques qu’il promet de revoir n’est qu’un véritable écran de fumée. Sur son passage, tout passe comme l’herbe sous les pieds d’ATILA. Il bâillonne tous ceux qui s’opposent à ses idées.
La reforme de l’Etat qui est le deuxième axe de ce point n’a été qu’un leurre. Pour SASSOU-NGUESSO reformer l’Etat, c’est le soumettre à ses penchants personnels qui sont le pillage et le terrorisme. Il fait main basse sur le trésor public et toutes les structures publiques pouvant générer quelques deniers. Personne ne parle et ne doit parler.
L’Administration publique est des plus lourdes. Les administrateurs sortis des écoles ne sont pas utilisés. Les postes de préfets et de sous-préfets reviennent aux enseignants.
Le troisième axe sur la mise sur pied d’une force publique républicaine est une pure farce. L’armée, la police et la gendarmerie sont tout bonnement à la solde de SASSOU.
La décentralisation administrative, le quatrième des axes est tout simplement une affaire de famille. Le maire de Brazzaville est le gendre du président. Il est libre de tout avoir, et tant que son beau père demeurera sur le trône
Dans ce cas pourquoi sept ans de plus, on se le demande.
Jean ANDAYI


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