Arts et culture

Economie

Politique

Société

Sports

Accueil » Actualités, Société

Les travaux de la sortie nord de Brazzaville suspendus pour la seconde fois

Article publié le Mercredi, 17 juin 20090 commentaire

Les travaux de la deuxième sortie de Brazzaville alternent entre arrêt, subtilisation de matériaux et timide reprise. Prévu pour moins de deux ans, le chantier piétine. L’entreprise en charge des travaux est la propriété d’un ami du Président Sassou,  Hubert Pendino qui, comme son protecteur ne peut plus se rendre sur le chantier  craignant la réaction des bénéficiaires. L’amitié marche sur le développement.

Les espoirs suscités lors du coup pioche de marquant le démarrage des travaux de la 2ème sortie nord de Brazzaville se sont très vite émoussés. Cette route qui lie Talangaï à Kintélé traversant les quartiers petit chose, Mboualé, Ngamakosso et le village Djiri, est longue de 18 kilomètres. L’aménagement et bitumage étaient prévus en moins de 18 mois.

Le délai est dépassé et les travaux n’avancent guère. Environ 10 kilomètres restent à terrasser, remblayer et bitumer. Rien ne garantit la fin des travaux exécutés par la Socofran, une propriété d’Hubert Pendino, un ami du président Sassou N’Guesso. Oint du père et intouchable, Hubert Pendino ne s’inquiète pas. Cette situation est presque identique sur presque tous les autres chantiers confiés à Socofran. La rue Mbochi, l’avenue de l’intendance, la route Ngo-Djamabla figurent parmi les chantiers arrêtés. Les travaux sont souvent bâclés.

Le gabionnage réalisé dans la zone des montagnes cède à certains endroits. Des dalots construits entre Kéba na virage et Neto fissurent déjà. Le chantier est, à la fois, une carrière et un centre de ravitaillement en matériaux de construction. La caillasse, le ciment fers à béton, brouettes… sont vendus par un réseau de magouilleurs. Le gasoil des engins est frauduleusement.

Le président Sassou devrait être conscient du bilan à faire à la population en fin de son mandat. Mais il fait la sourde oreille et préfère entrer en collision avec celle-ci. Denis Sassou peut –il faire pression sur un mauvais ami dont l’entreprise n’a de mérite de créer des érosions, des ensablements et glissements de terrains dans plusieurs avenues de Brazzaville. Il ne sait sûrement pas que la Bible recommande de fouir les mauvaises compagnies.

Marlène Samba

Commentez !