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Les observateurs de l’UA et de la Ceeac déclarent régulière et transparente l’élection présidentielle

Article publié le Mardi, 14 juillet 2009un commentaire

La coordination des Missions internationales d’observation de l’Union africaine (UA) et de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac), a qualifié lundi (13/07/09) dans une déclaration commune rendue public devant la presse de régulière, libre et transparente l’élection présidentielle du 12 juillet dernier.

Les deux missions internationales d’observation électorale regroupées au sein d’une coordination étaient composées de personnalités africaines dont 29 de l’UA et 12 de la Ceeac.

Conduite par Dieudonné  Kombo-Yaya pour l’Union africaine assisté de Egidio de Santos pour la Ceeac, cette mission dont des délégués ont été déployés dans neuf départements du Congo se sont félicité du climat de sérénité qui a prévalu pendant le scrutin, malgré le taux de participation relativement faible dans certaines circonscriptions.

« Après avoir sillonné l’ensemble des bureaux de vote de plusieurs communes de Brazzaville, nous nous sommes rendus compte qu’il y a eu, dès l’ouverture des bureaux, un petit retard dans l’acheminement du matériel électoral, ce qui a ralenti un peu les choses avant que cela ne s’accélère en mi-journée », a déclaré Kombo-Yaya.

La mission a cependant déploré le climat de psychose entretenu à la veille du scrutin et qui a occasionné le déplacement d’une partie des populations de Brazzaville vers l’intérieur du pays où ils n’ont pas eu droit au vote.

M. Kombo-Yaya a souligné qu’il n’était pas temps de se prononcer là-dessus, en attendant le dépouillement des résultats dont les premières tendances ont été données par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Raymond Mboulou.

Les observateurs ont également déploré la non adhésion de l’ensemble des candidats au processus électoral jusqu’à son terme.

« Le matériel électoral mis à la disposition du corps électoral était conforme aux dispositions légales et réglementaires de la République du Congo et le dispositif  de sécurité des opération de vote était de la nature à permettre une expression libre des électeurs », a précisée la coordination des missions internationales des observateurs.

Malgré quelques manquements observés, notamment le retard dans l’acheminement du matériel électoral, la mission internationale d’observateur électorale de la Ceeac a réitérée l’entière disponibilité de la communauté à témoigner de façon constante sa solidarité envers le peuple congolais.

Elle s’engage à le soutenir dans le cadre de ses efforts de consolidation de la paix garante de progrès social et de développement multiforme. De même, elle lance un appel aux différents candidats à l’élection présidentielle du 12 juillet à accepter les résultats des urnes et les encourages à poursuivre la consolidation de la démocratie.

Sébastien N’kouta

Commentaire :

  • Tala-Tala à dit :

    Tien, tien! De qui se moquent ces observateurs quand on sait que ces personnes sont tous des fonctionnaires d’une institution dont aucun des patrons c’est -à-dire les présidents des états membre n’a été élu démocratiquement et qui sont tous des dictateurs et marionettes soutenus par la France pour les pays francophones. Que pensez-vous qu’ils puissent dire au sujet de ces élections, sinon être une sorte de caisse de résonnance des homme de M’Pila.
    Peuvent-ils dire ces millions de Congolais qui ont boudé les urnes ce qu’ils entendent par élection régulière transparente?
    Non, stop! Cette élection était tout sauf régulière et encore moins transparente.
    Dans le contexte du Congo et pour éviter tout soupsçcons, ne valait-il pas mieux que le gouvernement, s’il ne préparait pas un hold-up électoral, ne valait-il pas mieux qu’il accède à l’exigence de l’opposition qui réclamait une commision électorale indépendante ou paritaire dans sa composition comme ce fut le cas en 1992 pendant la transition? Les congolais se souviennent que le gouvernement Lissouba lors de l’élection législative qu’il a organisé suite à la dissolution du parlement a bien concédé à l’opposition (le RMP actuel) ce que Sassou a refusé aux autres partis. Le président de cette commission fut Me Martin Mbemba. Cette élection ne fut contestée par l’opposition qui la perdit.
    Le gouvernement de Sassou est seul responsable de ce qui arrive. Il a créé les conditions d’une élection contestée. Même gagnant Sassou, sort perdant et sait aujourd’hui qu’il ne pourra jamais se dire légitimenent élu.
    Peu importe les chiffres manipulés que l’on s’apprête à présenter aux Congolais, Sassou ne pourra rien à l’humiliation qu’il vient de subir. Il doit tirer les leçons qui s’imposent. S’il est un homme d’honneur comme le veut son grade de général, il n’a d’autre choix que de démissionner.

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