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« Améliorer le secteur de l’agriculture ». Encore une promesse de trop du pouvoir.

Article publié le Lundi, 15 juin 20094 commentaires

Longtemps dépendant du pétrole qui contribue à près de 76% au budget de l’Etat et à 95% des exportations, la République du Congo veut, grâce à l’appui financier des partenaires au développement tels que la Banque mondiale et la FAO, injecter quelque 20 millions de dollars pour appuyer le développement de l’agriculture et diversifier son économie, jusqu’ici basée sur l’or noir qui ne profite guère aux populations. Plus de 70% de la population congolaise vit en dessous du seuil de la pauvreté.

On se souvient encore d’hier, avec leitmotiv « autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000 » de Sassou 1. En 2009, les Congolais attendent toujours de voir le panier de la ménagère s’améliorer, au-delà des importations des vivres dont les coûts dépassent annuellement les 120 milliards de Fcfa . Où va le Congo avec ses  3,5 millions d’habitants.?

La peur des autorités à vouloir développer le secteur agricole se justifie par la probable baisse de recettes pétrolières à l’horizon.

Pays à vocation agricole au regard de la richesse de son sol, plus de 10 millions d’hectares de terre cultivables dont 0,06% seulement exploitées actuellement et l’abondance en eau, le Congo est malheureusement un pays dépendant sur le plan alimentaire.

Pour éviter de servir de débouché de ses voisins tels que le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo qui exportent des produits tels que l’oignon, la viande de bœuf, l’arachide et le légume en République du Congo, le gouvernement a lancé, en 2008  le projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes agricoles (Pdarp).

Le Pdarp est financé par un don de l’Association internationale de développement (IDA) de 20 millions de dollars et un cofinancement de l’État congolais de 20 millions de dollars (soit un montant total de 40 millions de dollars). Il sera exécuté sur une période de cinq ans sur huit des dix départements administratifs du pays.

L’objectif d’améliorer le quotidien des Congolais grâce à l’agriculture se heurte parfois au manque de volonté politique. Les projets existent et sont même mis en œuvre mais les résultats ne sont pas généralement concluants. Le Congo doit urgemment corriger cette situation qui maintient plus de 70% de sa population dans la pauvreté, avec 1 dollar le jour.

Dans la perspective de parvenir à cette fin, le Congo a tenté de mettre en place un Fonds de soutien à l’agriculture (FSA). Ce fonds qui constitue, selon les spécialistes, une voie de sortie  de l’indépendance agricole du Congo a pour objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Au Congo, les cultures vivrières (en premier lieu manioc, puis igname, maïs, arachide, paddy, ) occupent 75% des superficies cultivées, le reste étant consacré aux cultures de rente telles que la canne à sucre, l’huile de palme, le cacao et le café. Ces deux dernières cultures sont toutefois en fort déclin.

Sébastien N’kouta

4 Commentaires :

  • Billie jean à dit :

    bonjour,

    courage pour ce nouveau média. je suis fier des congolais qui savent dire la vérité, continuer sur cet élan. je vous soutien, mais mettez plus d’articles. 242info c’est original comme dénomination!
    Billie Jean.

  • heatmaster à dit :

    Je suis très content de ce site car ici on ne se contente pas d’écrire des articles obsolètes, parés de remarques et critiques quelque peu pathétiques car suivis d’aucune proposition, ici au moins on s’informe sur ce qu’il y a sur le terrain puis chacun peut donner son avis en toute objectivité, au lieu d’aller comme des taupes ou même des moutons à s’agripper à des positions qu’on ne peut réellement défendre, en tout cas mes chers je suis fier de nous et continuez de nous informer…

  • Aime Legrand à dit :

    Je découvre votre site. Je suis ravi du contenu. Continuez dans ce sens au nom de la liberté d’expression. Les textes signent la fin de la pensée unique. On réalise par delà tout que les congolais peuvent analyser avec responsabilité les réalités de leur vie quotidienne.
    Bien de choses à vous.

  • T.Ruth à dit :

    Votre illustration est-elle adhoc ? Ne serait-ce pas une plantation de théiers qui à ma connaissance ne font pas partie de l’agriculture congolaise ?

    Bienvenue sur le web.

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